À RETENIR
Le marché français du deux-roues motorisé a connu un repli significatif en 2024, avec un report marqué vers l’occasion et un dynamisme des jeunes conducteurs, selon les dernières analyses.
- Le marché total a reculé de -7 % sur les neuf premiers mois de 2025 par rapport à 2024.
- Les immatriculations de véhicules neufs (VN) ont chuté de -15 % en 2025, atteignant 181 929 unités.
- Le marché de l’occasion (VO) a connu un repli plus modéré de -5 %, mais une reprise de +8 % sur le 3e trimestre 2025.
- Le segment électrique a globalement baissé de -6 % en 2025, malgré une forte croissance de l’occasion électrique (+57 % pour les motos).
Ces données, basées sur le bilan des neuf premiers mois de 2025, sont essentielles pour comprendre la pleine mesure des dynamiques apparues en 2024 et les évolutions en cours.
Introduction : Quel aperçu général du marché du deux-roues en France en 2024 ?
Le secteur du deux-roues motorisé en France, incluant motos et scooters, traverse une période de transformation marquée par un recul global des immatriculations. Les données les plus récentes, couvrant les neuf premiers mois de 2025 et comparées à l’année 2024, révèlent une contraction notable du marché du neuf. Cette tendance s’accompagne toutefois d’une résilience du marché de l’occasion et d’un intérêt renouvelé de la part des jeunes conducteurs, selon les analyses de Motoplanete, s’appuyant sur des sources comme Solly Azar et AAA DATA.
Cette situation économique incite à la prudence, mais aussi à une adaptation des comportements d’achat. Alors que les véhicules neufs peinent à séduire, le segment des occasions s’affirme comme un moteur essentiel, reflétant un désir de mobilité plus accessible et, pour certains, plus durable. Nous allons examiner les chiffres clés et les facteurs sous-jacents qui dessinent le paysage actuel du marché en France.
Chiffres clés du marché du deux-roues en France : quelles immatriculations et ventes en 2024-2025 ?
L’analyse des immatriculations et des ventes offre une photographie précise de la santé du marché. Sur les neuf premiers mois de 2025, le marché total des deux-roues motorisés a enregistré une baisse globale de -7 % par rapport à la même période en 2024, d’après les chiffres rapportés par Motoplanete. Cette contraction touche l’ensemble des segments, avec une différence marquée entre le neuf et l’occasion.
Le parc roulant continue d’évoluer, reflétant les choix des consommateurs et les enjeux de mobilité urbaine. En effet, la demande pour des solutions de transport agiles en ville persiste, même si les modalités d’acquisition se modifient. Vous pourriez d’ailleurs être intéressé par la différence entre scooter et moto pour mieux cerner vos besoins en 2026.
Quelle évolution globale des ventes entre neuf et occasion ?
Le marché des véhicules neufs (VN) a connu une année difficile, confirmant les inquiétudes de 2024. Les immatriculations ont chuté de -15 % sur les neuf premiers mois de 2025, avec 181 929 unités vendues, contre 214 554 unités en 2024, comme l’indiquent les données de Motoplanete. Cette baisse est particulièrement notable et illustre une certaine frilosité des acheteurs face aux investissements importants.
À l’inverse, le marché des véhicules d’occasion (VO), bien que légèrement en repli global de -5 % (601 804 unités vendues en 2025 contre 632 227 en 2024), a montré des signes de forte reprise. Le troisième trimestre 2025 a même affiché une croissance de +8 % pour l’occasion, témoignant d’un report massif des consommateurs vers cette option plus économique.
- Le marché des véhicules neufs enregistre une chute de -15 % en 2025 par rapport à 2024.
- Le marché de l’occasion se contracte de -5 % mais redynamise son activité avec +8 % au troisième trimestre 2025.
- La part des véhicules d’occasion dans le marché global est passée de 75 % en 2024 à 77 % en 2025.
Quelle part de marché et quel nombre de deux-roues en circulation ?
La répartition entre les différentes catégories de deux-roues et leur présence sur nos routes est cruciale pour comprendre les dynamiques de la mobilité urbaine. Les chiffres des neuf premiers mois de 2025 mettent en lumière l’importance continue du marché de l’occasion, qui représente une part prépondérante des transactions.
Les motos de grosses cylindrées, au-delà de 400 cm³, affichent une résilience notable. Leur marché global (neuf et occasion) a seulement reculé de -1 %, et le segment de l’occasion pour ces motos a même progressé de +2 %, d’après les analyses partagées par Motoplanete. Ce phénomène suggère un attachement persistant à ces véhicules pour les loisirs ou les longs trajets.
| Segment | Immatriculations 2025 (9 mois) | Évolution 2025 vs 2024 | Part de marché 2025 |
|---|---|---|---|
| Véhicules Neufs (VN) | 181 929 unités | -15 % | 23 % |
| Véhicules d’Occasion (VO) | 601 804 unités | -5 % | 77 % |
| Motos (VN+VO) | 621 065 unités | -4 % | 79 % |
| Cyclomoteurs (-50cc VN+VO) | 162 668 unités | -19 % | 21 % |
Quelles sont les grandes tendances du marché des deux-roues en France en 2024-2025 ?
Plusieurs tendances de fond se confirment et dessinent le futur du marché. L’électrification, bien qu’encore timide sur le neuf, gagne du terrain en occasion. Par ailleurs, les comportements d’achat sont fortement influencés par le contexte économique et les évolutions sociétales en matière de mobilité.
Comment se positionne le marché électrique des deux-roues ?
Le segment des deux-roues électriques connaît une situation contrastée. Globalement, le marché électrique a reculé de -6 % sur les neuf premiers mois de 2025, avec 28 024 unités, comme le rapporte Motoplanete. Cette baisse est principalement tirée par le marché du neuf, qui n’a pas trouvé son public, affichant des chutes de -29 % pour les motos électriques neuves et de -35 % pour les cyclos électriques neufs. Les prix d’achat, les préoccupations d’autonomie réelle et les infrastructures de recharge peuvent freiner cet élan initial.
Cependant, le marché de l’occasion électrique explose : +57 % pour les motos électriques d’occasion et +34 % pour les cyclos électriques d’occasion. Cela démontre un intérêt croissant pour la mobilité durable, à condition qu’elle reste plus accessible financièrement. La durée de vie d’une batterie de scooter électrique est un facteur clé que les acheteurs d’occasion considèrent.
Quels sont les facteurs expliquant la prudence des acheteurs en 2024-2025 ?
La prudence des motards et scootéristes en 2025 découle de plusieurs facteurs macro-économiques et comportementaux, déjà perceptibles en 2024. Le contexte économique général, marqué par l’incertitude, pousse les Français à l’épargne et à la retenue sur les investissements importants. Cette analyse est confirmée par la Banque de France, citée par Motoplanete, qui souligne ce comportement d’attentisme.
Un autre élément est la désaffection des points de vente physiques. Damien Nicou, Responsable Pièces, Accessoires et E-commerce, confirme pour Motoplanete que « les motards viennent de moins en moins en concession ». Cette observation est partagée par les concessionnaires en région, comme Moto Shop 35 à Rennes. Les évolutions réglementaires, notamment sur l’électrique, créent également un attentisme. Enfin, le report vers la micro-mobilité et les transports doux, encouragé par les politiques publiques pour réduire les émissions, détourne une partie des acheteurs potentiels de deux-roues motorisés en milieu urbain. Pour ceux qui s’orientent vers le 50cc, notre guide complet pour choisir son premier scooter 50cc en 2026 reste une référence utile.
Quel rôle jouent l’âge et la géographie dans les dynamiques du marché ?
L’analyse par âge révèle un marché tiré par les plus jeunes. Selon les données de Solly Azar AAA Data pour 2025, les 14-17 ans affichent une croissance de +10 % et les 18-25 ans de +4 %. Ces tranches d’âge sont particulièrement dynamiques sur le marché de l’occasion, cherchant des solutions de mobilité agiles et abordables. À l’inverse, les segments plus âgés montrent un repli, avec -5 % chez les 26-40 ans et -11 % pour les 56 ans et plus.
La répartition géographique des ventes indique également des disparités. Les grandes métropoles comme Paris, Lyon et Marseille résistent le mieux, avec un recul de seulement -3 %. En revanche, les communes rurales connaissent la plus forte baisse (-7 %), suivies par les agglomérations moyennes (-6 %) et celles de plus de 10 000 habitants (-5 %). La mobilité urbaine reste un enjeu majeur, où le deux-roues conserve une place prépondérante malgré les évolutions des usages et des préférences.
